Mactar Khaly

(Peintre)

​Mactar Khaly voit le jour à Dakar où il grandit,  à 14 ans il commence à travailler, d’abord dans le métal comme ferronnier puis dans la peinture en bâtiment, à partir de ce moment il commence à s’intéresser à la peinture et c’est alors qu’il décide de s’installer sur l’ile de N’Gor, l’ile aux peintres en face de Dakar, beaucoup d’artistes y vivent déjà,  le lieu le fascine, l’idée étant de  s’y ressourcer et y trouver l’inspiration qu’il souhaite.

C’est le point de départ, sur les traces de ses ancêtres il fait alors revivre sur ses toiles la société traditionnelle des Dogons, Mactar  développe une technique de peinture au pinceau, au couteau, avec les doigts, avec tout ce qui peut servir à étaler ou appliquer de la matière et de la couleur, il fait corps avec la toile, tous les moyens sont bons, l’important est dit il «  de faire passer le flux de l’énergie » le sujet est parfois même secondaire, seule l’inspiration et l’imagination lui suffisent, la préparation de la toile est  une étape déterminante pour lui, il y passe beaucoup de temps, donnant à ses compositions une profondeur et une luminosité exceptionnelles, comme les maitres de la renaissance, couche après couche ses tableaux sont peints dans une palette chromatique riche, vive et chaleureuse qui est empreinte en lui, les couleurs et l’énergie de l’Afrique y sont mises en valeur, Mactar peint ce qu’il sent dans une authenticité et une insouciance d’enfant, laissant libre cours à son imagination, étant lui-même un simple instrument et transmetteur de ce qu’il perçoit pour le restituer de manière brutale et instinctive aux yeux du spectateur, on aime ou on aime pas, l’artiste ne se pose pas la question, ce qui compte pour lui est d’avoir fait ce qu’il avait à faire, la générosité de son œuvre est en symbiose avec celle qui émane de l’artiste.

Ses eouvres sont aujourd’hui  disséminées à travers le monde dans des collections privées, il partage son temps entre son atelier de N’Gor et son atelier de Paris, son envie d’expression s’affirmant chaque jour d’avantage.

José Soto, director de SotoBis Gallery